L'artiste
L’élégance comme langage.
Les pensées comme empreinte.
Karine.Gi crée des œuvres autour de ces pensées, situations et moments de vie dans lesquels on finit parfois par se reconnaître.
À travers le dessin et la création digitale, son travail explore les choix, les changements, les relations, les limites, les désirs et ces moments de vie que l’on comprend parfois seulement avec le temps.
L’image attire d’abord le regard. Puis le titre et l’histoire ouvrent une autre porte : celle de la reconnaissance.
Parce qu’une œuvre peut être belle à regarder, et laisser quelque chose derrière elle.
Mon parcours
Avant de devenir artiste, j’ai travaillé comme agent de maîtrise dans l’administration, au sein de multinationales britanniques implantées en France.
Lorsque j’ai quitté cet univers professionnel, je savais surtout une chose : je voulais changer de direction. Je ne savais pas encore exactement vers quoi.
Puis le dessin est revenu dans ma vie.
C’était mon premier amour, ma première passion. Celle que l’on peut mettre de côté pendant un temps, mais qui finit parfois par revenir frapper à la porte.
Alors j’ai recommencé à dessiner.
Au fil des années, j’ai expérimenté différentes formes de création et me suis également tournée vers la photographie. Je suis devenue photographe de portrait et me suis formée seule, en apprenant par l’expérience, les essais, les erreurs et les rencontres.
Mais le dessin continuait de revenir.
Alors j’ai continué à créer, à expérimenter, à apprendre et à affiner mon regard.
Aujourd’hui, cela fait près de dix ans que je construis mon parcours d’artiste.
Dix ans à évoluer, à remettre certaines choses en question, à apprendre encore et surtout à chercher ce qui m’appartient véritablement : une écriture artistique personnelle.
Et cette recherche continue.
Parce qu’une identité artistique ne se construit pas en quelques jours. Elle se construit avec le temps, les expériences, les choix et tout ce que l’on finit par laisser entrer dans son travail.
Ce qui m’inspire
Je suis très attentive aux gens.
À leur façon de parler. À leurs attitudes. À leur manière de regarder, de s’habiller, de se tenir, d’occuper l’espace.
Je suis fascinée par ces petits détails qui font qu’une personne dégage quelque chose avant même d’avoir dit grand-chose.
Le comportement humain, la manière dont on pense, les contradictions, les changements que l’on traverse… tout cela nourrit naturellement mon travail.
Je dessine principalement des femmes depuis que je suis jeune. Je n’ai jamais vraiment décidé que ce serait ainsi. Je crois simplement être naturellement attirée par leur présence, leurs personnalités, leurs contradictions et leurs différentes façons d’être au monde.
Ce que je cherche à créer
Quand je crée, je ne cherche pas uniquement à faire une belle image.
Je cherche ce qui peut se passer après le premier regard.
Une émotion. Une pensée. Un souvenir. Une reconnaissance.
Quelque chose qui amène peut-être la personne à se regarder elle-même autrement, ne serait-ce que quelques secondes.
J’aime l’idée qu’une œuvre puisse être regardée sans tout expliquer.
Que chacun puisse y reconnaître quelque chose de différent.
Une œuvre n’a pas forcément besoin de tout dire pour laisser une trace.
Ce que l’art m’a appris
L’art m’a appris à davantage me faire confiance.
À m’écouter.
À accepter que certains choix puissent simplement me ressembler, même lorsqu’ils ne sont pas ceux que les autres auraient faits.
J’ai compris qu’on peut beaucoup réfléchir, douter, chercher la bonne direction… mais qu’à un moment, il faut aussi faire l’expérience.
Choisir.
Essayer.
Et voir ce que cela nous apprend.
C’est probablement l’une des choses que la création m’a le plus enseignées : m’écouter moi-même.
Derrière Karine.Gi
Je suis née en Guadeloupe, d’une mère martiniquaise et d’un père guadeloupéen.
J’ai vécu une partie de mon enfance à Saint-Martin, dans la Caraïbe, avant de retourner en Guadeloupe. À 16 ans, je suis arrivée en France, où je vis aujourd’hui en région parisienne.
Ces différents endroits font partie de mon histoire, mais je ne cherche pas forcément à les traduire littéralement dans chacune de mes œuvres.
Ils font simplement partie de la personne qui crée.
De ce que j’observe.
De ce qui m’attire.
De ce que je ressens.
De la manière dont je regarde les autres et le monde.
C’est aussi ce qui nourrit naturellement l’évolution de mon univers artistique.
KARINE.Gi
L’élégance comme langage.
Les pensées comme empreinte.